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Il y avait ce garçon au collège. Sans réelle importance à mes yeux, je dirais même qu’il m’insupportait. Toujours très taquin, enquiquineur de première, glandeur, irresponsable et avec de mauvaises fréquentations. Ce garçon, je ne l’aimais pas, il était tout ce que je détestais. Etant âgé d’un an de plus que moi, il a fini par quitter le collège pour aller au lycée, contrairement à moi qui rentrais en 3ème. Et durant cette dernière année au collège, je ne me souvenais même plus de son existence.

Mais lorsqu’il fut le temps pour moi d’intégrer le lycée, je n’étais que joie de casser ma routine de collégienne pour enfin devenir une lycéenne. Je pensais à mes études, mes amis, aux soirées, aux sorties… à tout sauf à l’amour. Dés septembre j’ai pris le bus scolaire pour rentrer chez moi. Deux jours après avoir fait ma rentrée, je suis montée dans ce bus, je me suis assise aux côtés de ma meilleure amie. Nous parlions de tout et de rien. Je ne me doutais pas que ce bus aller changer toute ma vie.

En effet, quelques minutes plus tard ce même garçon est rentré dans mon bus. Et inexplicablement mon cœur s’est détaché de ma poitrine, souffle coupé, pupilles dilatées, mains moitent, papillons dans le ventre, bouche béante, tétanie musculaire, cœur qui s’accélère. Tout bourdonnait autour de moi, je n’entendais plus rien et ne vo
yais que lui. En l’espace de quelques secondes je venais de tomber amoureuse pour la première fois, un putain de coup de foudre improbable et inattendu. Je suis incapable d’exprimer avec des mots ce qui s’est passé en moi. J’étais attirée, déboussolée. On m’a perdu, toute mon attention était focalisé sur lui. Ce garçon m’a regardé, il m’a vu, m’a analysé, m’a souri et s’est assis. Et tout commença.

À partir de ce jour je ne vivais plus que pour ce garçon. Je ne le connaissais pas, nous n’avions aucun amis en communs, je dirais même que certains de ses amis me détestaient. Je ne savais rien de sa vie, de son caractère, de ses passions…mais j’en étais dingue ! Ce nouveau sentiment était complètement fou. Pas une seconde de mes journées il était hors de ma tête. Dés le réveil je pensais à lui, je savais que j’allais le retrouver dans le bus. Je me réveillais toujours plus tot pour me pomponner et être belle. Il m’est arrivé de le louper ce bus, j’étais hors de moi, triste et dépressive de savoir que je venais de louper 15-20min que j’aurais pu passer à le regarder. Lorsque je ne le loupais pas, j’attendais mon bus avec beaucoup d’impatience, je regardais toutes les 30sec mon téléphone. J’allais retrouver ce garçon après une nuit complète sans le voir. Je me mettais toujours presque au fond, pour qu’il se mette plus à l’avant et que je puisse le regarder inlassablement. Il y avait 3 arrêts avant qu’on arrive au sien. C’était long, une éternité à mes yeux ! Lorsque le bus arrivait à son arrêt, c’était toujours la même angoisse : « Pourvu qu’il prenne le bus ce matin ». Et, parfois il commençait plus tard, il ne le prenait pas. Indirectement je lui en voulais ! Mais il était presque tout le temps au rendez vous. Il entrait dans ce bus et me cherchait jusqu’à me trouver. Ce premier regard c’était notre bonjour, notre moment « intime ». Il s’asseyait, mettait ses écouteurs et c’était parti pour de longues minutes à le dévorer des yeux.

Lorsque l’on approché du lycée, j’étais d’une tristesse. Je ne voulais pas que ce trajet cesse, je voulais encore et encore pouvoir le voir. Malgré tout, la descente du bus était quand même un moment fort, puisque je sentais son odeur, son parfum. Et ça, ça n’a pas de prix pour une jeune fille complètement raide dingue d’un garçon. Je passais toute ma journée au lycée à le chercher : à la pause, entre midi et deux. J’allais partout où il allait. Je prenais chaque moment qui s’offrait à moi. Quand je mangeais à la cantine et qu’il était dans le même réfectoire, mon ventre se nouait, impossible d’avaler quoi que se soit (quand j’y pense c’est n’importe quoi). Parfois il parlait avec des filles, ça me crevais le cœur. Je lui en voulais à mourir et évidemment je m’imaginais entrain de brûler toutes ces nanas (pas très catholique tout ça je sais et désolé si certaines passe par là). Il ne me devait rien, on était pas ensemble mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être jalouse. Je l’aimais tellement mais il n’était pas mien. C’était une torture constante. Pourtant il y avait des signes qui ne trompaient pas. Ce garçon me montrait clairement que je lui plaisais. Lui comme moi sentions ce lien, il y avait quelque chose, une alchimie, une attirance folle l’un pour l’autre.

Après ma journée de cours, je n’avais qu’une hâte, prendre le bus. J’allais le retrouver, pour moi toute seule, sans fille, sans copain, juste lui et moi. De temps en temps, il n’était pas là, il finissait plus tôt, c’était toujours la même déception. Mais quand il finissait à 18h, j’étais tellement heureuse d’écouter ma musique en le regardant. J’avais remarqué qu’il se mettait toujours du côté gauche dans le bus le soir. J’ai vite compris que c’était pour me regarder lorsque je descendais. Je ne pouvais m’empêcher de lui jeter un regard une dernière fois avant de rentrer chez moi et lui de même. C’était notre dernier échange de la journée et c’était à chaque fois un moment de pur bonheur. On ne se parlait pas mais nos regards voulaient tout dire. Il n’y avait pas besoin de mots. À peine rentré chez moi, que je me ruais sur les réseaux pour observer son profil et re-regarder ses photos. J’ai fini par les connaître par cœur. Puis lorsque la nuit arrivée, j’étais si heureuse d’aller dormir pour rêver de lui. Toutes les nuits je revivais tous ces moments « d’échange » qu’il y avait eu dans ma journée, je m’imaginais dans ses bras, à ses côtés.

Ce schéma s’est répété durant 7 mois. Oui, 7 longs mois de patience, d’attente, de doute, de rêve. Mais en mars tout s’écroula. Ma meilleure amie insistait pour m’appeler. Elle m’a appris que ce garçon dont je rêvais depuis des mois c’était mis en couple avec une fille. Tout mon monde s’écroulait. Mon cœur s’est fracturé en mille morceaux, il s’était arrêté de battre. Je faisais bonne figure devant les gens, je ne voulais pas montrer que j’étais blessée, jusqu’à m’effondrer dans les bras de mon amie. J’ai essayé de le détester, je m’obstinais et me forçais à me dire qu’il ne devait surement pas être fait pour moi. Je lui ai montré clairement que j’étais déçu et en colère. J’avais arrêté tout échange visuel avec lui. Il y a eu des garçons durant toute cette année qui ont essayé quelque chose avec moi, mais rien n’y faisait, il était toujours dans ma tête. 1 mois après, ils étaient séparés. Je n’étais que joie ! Je retrouvais se garçon, j’avais de nouveau espoir. Il a toujours cherché à garder ce contact avec moi et le fait qu’il se soit mis avec une autre personne m’a ouvert les yeux : hors de question que je laisse me filer entre les doigts une nouvelle fois, ce garçon je l’aime et je veux être avec lui. J’ai pris mon courage à deux mains et je lui ai envoyé un message via un réseau social (très connu pour ne pas le citer). Je tremblais comme une feuille, je transpirais des bassines d’eau, je n’avais plus d’ongles, j’avais une boule au ventre. L’attente de sa réponse était interminable. Puis il m’a répondu. J’ai relu son message 155 678 fois. À partir de ce premier contact, on a jamais arrêté. On a parlé pendant des jours, des semaines, on a fini par s’échanger nos numéros, j’étais aux anges. Beaucoup de mots ont été échangé, beaucoup de sous-entendus aussi, on sentait bien qu’il y avait quelque chose entre nous et lui comme moi avions envie de se parler, face à face et de se découvrir. C’est là que vient notre 1er rendez vous. Un moment magique ! On a parlé, on a écouté de la musique, on s’est câliné, alors qu’on ne se connaissait pas mais c’était une réelle évidence. Ce premier tête à tête est passé à une vitesse folle. Lorsque j’ai dû le quitter, très gentleman qu’il est il ne m’a pas embrassé sur la bouche, mais sur la joue, il l’a fait avec une extrême douceur. J’ai rougi comme une tomate. Sur le chemin du retour j’ai appelé toutes mes copines. J’étais tellement heureuse que je voulais partager ce bonheur qui grandissait en moi.

7 jours après avoir fêté mes 16 ans, on s’est revu. Ce garçon m’avait dit beaucoup de choses entre-temps. Je sentais que c’était le moment pour nous. On s’est retrouvé dans les gradins du stade de rugby de mon village. Il y avait cette tension entre nous. Je regardais les lèvres de ce garçon, je buvais chaque mot qui sortait de sa bouche. Il n’y a pas de mot assez fort pour expliquer ses retrouvailles. On était toujours pas ensemble mais c’était tout comme. Il m’a pris dans ses bras, mon dos collé à son ventre. Il a commencé par m’embrasser sur la joue prés de l’oreille, puis vers le milieu de la joue, puis prés de la ride du sourire, puis sur la commissure des lèvres et enfin sur mes lèvres. C’était le plus beau baiser de ma vie, le plus vrai et le plus sincère. Les papillons de mon ventre ont explosé littéralement, c’était le feu d’artifice en moi. J’avais l’impression que nous nous retrouvions après 16 ans de séparation.

Après ce baiser, notre relation débuta. C’est avec ce garçon que j’ai tout vécu, tout appris et tout découvert. Ce garçon est devenu aujourd’hui un homme, mon homme. Un homme qui m’épaule, me soutient, me tire vers le haut, m’accompagne, m’aide, me fait rire, m’écoute. Cet homme est mon premier tout. Mon premier je t’aime, mon premier baiser, ma première fois, mon premier amour quoi. Réciproquement c’est exactement la même chose pour lui. Je ne regrette pas d’avoir attendu 7 longs mois. Aujourd’hui j’ai à mes côtés la plus belle personne que je connaisse. Cet amour de jeunesse s’est transformé en un amour éternel. Il y a qu’avec lui que j’arrive à m’ouvrir, qu’avec lui que je suis heureuse. Ce garçon qui est aujourd’hui mon Chacha, mon chaton j’en suis complètement folle. Il est ma moitié, mon âme sœur, mon alter ego, mon confident, mon amant, mon meilleur ami. J’ai toujours su au plus profond de moi qu’il est mon avenir. Et plus le temps passe et plus cet amour grandit. C’est complètement démesuré.

Cette relation dure depuis maintenant 6 ans. On a fait beaucoup de chemin ensemble et je suis fière que notre amour résiste à tout, fière d’avoir pour moitié un garçon aussi dévoué et aimant. Tu le sais mais je te le re dis encore et encore : je t’aime et …c’est le VRAI je t’aime (seul toi comprendras).

C’était notre tout début. Merci d’avoir lu. Bisous sur vos fesses ♡

Bon, par où vais-je commencer cet article…Bonjour ptit cul ? Hello ? Eh coucou ?! Sincèrement on s’en balance un peu de la forme que j’adopte pour commencer ce tout premier article hein ?! J’avoue être stressée par ces premiers mots que je suis actuellement en train d’écrire mais tellement heureuse en même temps de me lancer dans cette aventure du blog.